Lamotrigin Desitin® Comprimés

 

Composition

Principes actifs

Lamotrigine

Excipients

Lactose monohydraté (143 mg par comprimé à 5 mg, 48,75 mg par comprimé à 25 mg, 97,50 mg par comprimé à 50 mg, 195 mg par comprimé à 100 mg, 390 mg par comprimé à 200 mg), cellulose microcristalline, povidone K30, oxyde de fer jaune (E 172) (seulement les comprimés à 25 mg, 50 mg, 100 mg et 200 mg), carboxyméthylamidon sodique (type A), stéarate de magnésium, talc, silice colloïdale anhydre.

 

Teneur en sodium < 23 mg par comprimé:

0,13 mg de sodium par comprimé à 5 mg, 0,06 mg de sodium par comprimé à 25 mg, 0,13 mg de sodium par comprimé à 50 mg, 0,25 mg de sodium par comprimé à 100 mg, 0,5 mg de sodium par comprimé à 200 mg.

 

Forme pharmaceutique et quantité de principe actif par unité

Comprimés (sécables) dosés à 5 mg, 25 mg, 50 mg ou 200 mg de lamotrigine.

Comprimés (quadrisécables) dosés à 100 mg de lamotrigine.

 

Indications/Possibilités d’emploi

Épilepsie:

Adultes et adolescents à partir de 12 ans:

En monothérapie ou en association avec dautres antiépileptiques pour le traitement de lépilepsie partielle avec ou sans généralisation tonico-clonique secondaire et des crises tonico-cloniques demblée généralisées.

Enfants de 2 à 12 ans :

En association avec dautres antiépileptiques pour le traitement de lépilepsie partielle avec ou sans généralisation tonico-clonique secondaire et des crises tonico-cloniques demblée généralisées.

Lamotrigin Desitin n’est pas recommandé en monothérapie initiale pour le traitement des enfants dont l’épilepsie a été diagnostiquée pour la première fois.

Si une administration supplémentaire de lamotrigine permet de contrôler lépilepsie, on pourra arrêter les autres antiépileptiques et continuer avec la lamotrigine en monothérapie.

 

Troubles bipolaires (adultes dès 18 ans):

Prévention dépisodes dépressifs chez des patients atteints de troubles bipolaires.

 

Posologie/Mode d’emploi

Remarques générales

Les comprimés sécables doivent être avalés entiers ou coupés, avec un peu de liquide mais sans les mâcher. On peut prendre le comprimé avec ou sans nourriture.

Les comprimés de Lamotrigin Desitin 5 mg, 25 mg, 50 mg et 200 mg peuvent être coupés en deux, les comprimés de Lamotrigin Desitin 100 mg peuvent être coupés en quatre.

Pour garantir le maintien de la dose thérapeutique chez lenfant, le poids corporel doit être contrôlé régulièrement. En cas de modification du poids, la posologie doit être ajustée en conséquence.

Si la dose calculée en fonction du poids corporel (p. ex., chez l’enfant ou l’insuffisant hépatique) ne correspond pas à un nombre de comprimés entiers, la dose à administrer doit être arrondie au nombre immédiatement inférieur de comprimés entiers, de comprimés partagés ou d’une association de comprimés partagés et entiers. Des recommandations posologiques particulières s’appliquent pour les posologies inférieures à 5 mg (voir Traitement en association – Enfants de 2 à 12 ans).

Reprise du traitement

Lors de la reprise du traitement chez un patient ayant interrompu la prise de Lamotrigin Desitin pour une raison quelconque, le médecin traitant doit évaluer sil est nécessaire daugmenter la dose progressivement jusquà la dose dentretien car il existe un rapport entre le risque déruption cutanée sévère et des doses initiales élevées de lamotrigine et un dépassement des augmentations recommandées des doses de lamotrigine (voir «Mises en garde et précautions»). Plus ladministration de la dernière dose est éloignée dans le temps, plus on envisagera une augmentation progressive jusquà la dose dentretien. Si lécart temporel entre larrêt dadministration de Lamotrigin Desitin et la reprise du traitement dépasse cinq demi-vies (voir «Pharmacocinétique»), la dose de Lamotrigin Desitin doit être augmentée progressivement jusquà la dose dentretien conformément au schéma posologique correspondant.

Il est conseillé de renoncer à une reprise du traitement par Lamotrigin Desitin chez les patients ayant précédemment arrêté la prise de lamotrigine à cause dune éruption cutanée, sauf si les avantages possibles lemportent clairement sur les risques.

 

Quand on supprime dautres antiépileptiques pour les remplacer par Lamotrigin Desitin en monothérapie ou quand on ajoute dautres antiépileptiques à un traitement par Lamotrigin Desitin, il faut tenir compte des répercussions possibles sur la pharmacocinétique de la lamotrigine et adapter la posologie en conséquence (voir les schémas de dosage ci-dessous et «Interactions»).

 

Compte tenu du risque de réactions cutanées, il ne faut pas dépasser la dose initiale recommandée dans tous les schémas posologiques suivants et respecter les recommandations concernant la lente augmentation de la dose (voir «Mises en garde et précautions»).

 

Épilepsie

1. En monothérapie

Adultes et adolescents à partir de 12 ans:

Dose initiale durant les semaines 1 et 2: 25 mg de Lamotrigin Desitin une fois par jour.

Semaines 3 et 4: 50 mg de Lamotrigin Desitin une fois par jour.

À partir de la semaine 5, il faut progressivement augmenter la posologie toutes les 1–2 semaines, par paliers de 50–100 mg au maximum, jusquà lobtention de leffet optimal. Pour les cas non réfractaires, la dose dentretien usuelle est comprise entre 100 et 200 mg par jour, en une ou deux prises.

 

2. Traitement en association

a) Adultes et adolescents à partir de 12 ans:

Traitement en association avec des médicaments induisant la glucuronidation de la lamotrigine [p. ex. phénytoïne, carbamazépine, primidone, phénobarbital] (voir «Interactions») avec/sans autres antiépileptiques (mais sans valproate):

Dose initiale durant les semaines 1 et 2: 25 mg une fois par jour

Semaines 3 et 4: 25 mg deux fois par jour

À partir de la semaine 5, il faut augmenter la posologie progressivement, toutes les 1–2 semaines, par paliers de 100 mg au maximum, jusquà lobtention de leffet optimal. La dose dentretien usuelle est de 200–400 mg par jour en deux prises.

 

Traitement en association avec des médicaments qui ninhibent ni ninduisent pas de manière significative la glucuronidation de la lamotrigine (voir «Interactions»):

Dose initiale durant les semaines 1 et 2: 25 mg une fois par jour

Semaines 3 et 4: 50 mg une fois par jour

À partir de la semaine 5, il faut augmenter la posologie de 50 à 100 mg au maximum toutes les une à deux semaines jusquà lobtention dune réponse optimale. La dose dentretien nécessaire à lobtention dune réponse optimale est habituellement comprise entre 100 et 200 mg par jour sous la forme dune prise quotidienne unique ou fractionnée en deux doses quotidiennes.

 

Traitement en association avec le valproate, avec/sans autres antiépileptiques:

Dose initiale durant les semaines 1 et 2: 25 mg un jour sur deux

Semaines 3 et 4: 25 mg une fois par jour

À partir de la semaine 5, la posologie doit être augmentée progressivement, toutes les 1–2 semaines, par paliers de 25–50 mg au maximum, jusquà lobtention de leffet optimal. La dose dentretien usuelle est de 100–200 mg par jour sous la forme dune prise quotidienne unique ou fractionnée en deux doses quotidiennes.

 

Traitement en association avec des antiépileptiques dont linteraction pharmacocinétique avec la lamotrigine nest actuellement pas connue (voir «Interactions»):

En labsence de données appropriées, on suivra la posologie recommandée pour le traitement en association avec le valproate.

 

b) Enfants de 2 à 12 ans:

- Traitement en association avec des médicaments induisant la glucuronidation de la lamotrigine (p. ex. phénytoïne, carbamazépine, primidone, phénobarbital) (voir «Interactions») avec/sans autres antiépileptiques (mais sans valproate):

Dose initiale durant les semaines 1 et 2: 0,6 mg/kg de poids corporel par jour, répartis en 2 prises

Semaines 3 et 4: 1,2 mg/kg de poids corporel par jour, répartis en 2 prises

A partir de la semaine 5, la dose doit être augmentée progressivement, toutes les 1 à 2 semaines, par paliers de 1,2 mg/kg de poids corporel au maximum, jusquà obtention de l’effet optimal. La dose d’entretien usuelle est comprise entre 2 - 15 mg/kg de poids corporel par jour en prise unique ou répartis en deux prises, jusquà un maximum de 400 mg/jour.

- Traitement en association avec des médicaments qui n’inhibent ni n’induisent pas de manière significative la glucuronidation de la lamotrigine (voir «Interactions»):

Dose initiale durant les semaines 1 et 2: 0,3 mg/kg de poids corporel par jour, en prise unique ou répartis en deux prises

Semaines 3 et 4: 0,6 mg/kg de poids corporel par jour, en prise unique ou répartis en deux prises

A partir de la semaine 5, la dose doit être augmentée, toutes les 1 à 2 semaines, par paliers de 0,6 mg/kg de poids corporel au maximum jusquà obtention dune réponse optimale. La dose dentretien habituellement nécessaire pour obtenir une réponse optimale est de 1 à 10 mg/kg de poids corporel par jour, en prise unique ou répartis en deux prises. La dose maximale est de 200 mg/jour.

- Traitement en association avec le valproate, avec/sans autres antiépileptiques:

Dose initiale durant les semaines 1 et 2: 0,15 mg/kg de poids corporel 1 fois par jour*

Semaines 3 et 4: 0,3 mg/kg de poids corporel 1 fois par jour

A partir de la semaine 5, la dose doit être augmentée progressivement, toutes les 1 à 2 semaines, par paliers de 0,3 mg/kg de poids corporel au maximum, jusquà obtention de leffet optimal. La dose dentretien habituelle est de 1 - 5 mg/kg de poids corporel, une fois par jour ou en 2 prises, jusqu'à un maximum de 200 mg/jour.

Si la dose journalière calculée chez les patients recevant du valproate est comprise entre 2,5 et 5 mg, Lamotrigin Desitin peut être pris à raison de 5 mg un jour sur deux pendant les 2 premières semaines.

Si la dose journalière calculée chez les patients recevant du valproate est égale ou supérieure à 1,25 mg, mais inférieure à 2,5 mg, Lamotrigin Desitin peut être pris à raison de 2,5 mg (1/2 comprimé à 5 mg) un jour sur deux pendant les 2 premières semaines.

Si la dose journalière calculée chez les patients recevant du valproate est inférieure à 1,25 mg, Lamotrigin Desitin ne doit pas être administré.

- Traitement en association avec des antiépileptiques dont l’interaction pharmacocinétique avec la lamotrigine n’est actuellement pas connue:

En l’absence de données appropriées, on suivra la posologie recommandée pour le traitement en association avec le valproate.

c) Enfants de moins de 2 ans:

Les données concernant lutilisation de Lamotrigin Desitin chez les enfants de moins de 2 ans sont insuffisantes. Lamotrigin Desitin ne doit donc pas être administré dans ce groupe d’âge.

 

Trouble bipolaire

Lamotrigin Desitin est recommandé pour la prévention des épisodes dépressifs chez les patients souffrant de troubles bipolaires. Si la situation clinique lexige, un traitement en association peut être envisagé pour la prévention des phases maniaques. Lefficacité de la lamotrigine sur la manie nest pas formellement démontrée.

Les directives posologiques ci-après doivent être respectées afin déviter la survenue de phases dépressives. La dose de Lamotrigin Desitin augmente en lespace de 6 semaines jusquà une dose dentretien qui dépendra de la réponse clinique, puis les autres psychotropes et/ou antiépileptiques sont supprimés si la situation clinique le permet.

 

1. Instauration du traitement

a) Monothérapie par lamotrigine ou traitement associé à dautres médicaments qui ninhibent ni ninduisent de manière significative la glucuronidation de la lamotrigine (voir «Interactions»):

Dose initiale semaines 1 et 2: 25 mg de Lamotrigin Desitin une fois par jour

Semaines 3 et 4: 50 mg de Lamotrigin Desitin une fois par jour ou 25 mg deux fois par jour

Semaine 5: 100 mg de Lamotrigin Desitin une fois par jour ou 50 mg deux fois par jour

À partir de la semaine 6: dose dentretien de 200 mg par jour sous la forme dune prise quotidienne unique ou fractionnée en deux doses quotidiennes

La posologie dentretien usuelle nécessaire pour obtenir un effet optimal est de 200 mg/jour en une ou deux prises. Dans les études cliniques, des doses de 100 à 400 mg ont été administrées.

 

b) Traitement associé avec des inhibiteurs de la glucuronidation de la lamotrigine, par exemple le valproate:

Dose initiale semaines 1 et 2: 25 mg de Lamotrigin Desitin un jour sur deux

Semaines 3 et 4: 25 mg de Lamotrigin Desitin une fois par jour

Semaine 5: 50 mg de Lamotrigin Desitin une fois par jour ou 25 mg deux fois par jour

À partir de la semaine 6: dose dentretien de 100 mg par jour sous la forme dune prise quotidienne unique ou fractionnée en deux doses quotidiennes. La posologie dentretien usuelle nécessaire pour obtenir un effet optimal est de 100 mg par jour, en une ou deux prises. Toutefois, selon la réponse clinique, on peut augmenter la dose jusquà la dose journalière maximale de 200 mg.

 

c) Traitement associé avec inducteurs de la glucuronidation de la lamotrigine (p. ex. la phénytoïne, la carbamazépine, le phénobarbital, la primidone) chez les patients ne recevant AUCUN inhibiteur tel que le valproate (voir «Interactions»):

Dose initiale semaines 1 et 2: 50 mg de Lamotrigin Desitin une fois par jour

Semaines 3 et 4: 50 mg de Lamotrigin Desitin deux fois par jour

Semaine 5: 100 mg de Lamotrigin Desitin deux fois par jour

Semaine 6: 150 mg de Lamotrigin Desitin deux fois par jour

À partir de la semaine 7: augmentation en fonction du besoin à une dose dentretien de 200 mg de Lamotrigin Desitin deux fois par jour

 

d) Traitement en association avec des antiépileptiques dont linteraction pharmacocinétique avec la lamotrigine nest actuellement pas connue:

En labsence de données appropriées, on suivra la posologie recommandée pour le traitement en association avec le valproate.

 

2. Arrêt dun traitement concomitant par des psychotropes, une fois que la dose dentretien est atteinte

Si la situation clinique le permet, dautres psychotropes peuvent être progressivement arrêtés une fois que la dose dentretien est atteinte. Les autres psychotropes peuvent être supprimés selon le schéma posologique indiqué ci-dessous:

 

a) Après la suppression de médicaments qui ninhibent ni ninduisent la glucuronidation de la lamotrigine de manière significative (voir «Interactions»):

Il faut maintenir la dose dentretien lors de la suppression des autres psychotropes.

 

b) Après la suppression dinhibiteurs de la glucuronidation de la lamotrigine, p. ex. le valproate:

Semaine 1: doubler la dose dentretien, augmenter la dose de 100 mg/semaine au maximum (augmenter donc la dose dentretien de 100 mg/jour à 200 mg/jour répartis sur deux prises)

À partir de la semaine 2: maintenir la dose (200 mg/jour) répartie en deux prises par jour

 

c) Après la suppression dinducteurs de la glucuronidation de la lamotrigine (p. ex. phénytoïne, carbamazépine, phénobarbital, primidone) (voir «Interactions»):

La posologie de la lamotrigine doit être réduite progressivement en lespace de 3 semaines parallèlement à la suppression du médicament inducteur de la glucuronidation.

 

Lajustement individuel de la dose dépend de la dose actuelle.

 

Pour une dose actuelle de 400 mg/jour:

Semaine 1: 400 mg/jour

Semaine 2: 300 mg/jour

À partir de la semaine 3: dose dentretien de 200 mg/jour répartis sur deux prises

 

Pour une dose actuelle de 300 mg/jour:

Semaine 1: 300 mg/jour

Semaine 2: 225 mg/jour

À partir de la semaine 3: 150 mg/jour répartis sur 1-2 prises

 

Pour une dose actuelle de 200 mg/jour:

Semaine 1: 200 mg/jour

Semaine 2: 150 mg/jour

À partir de la semaine 3: 100 mg/ jour répartis sur 1-2 prises

 

d) Après suppression de psychotropes dont linteraction pharmacocinétique avec la lamotrigine nest actuellement pas connue:

En labsence de données appropriées, il nest pas possible de formuler des recommandations posologiques spécifiques. Il faut surveiller étroitement le patient au cours des deux premières semaines qui suivent la suppression de la co-médication. Il est recommandé de maintenir au début la dose dentretien actuelle de lamotrigine et de ladapter au besoin en fonction des effets cliniques. Il peut savérer autant nécessaire de diminuer la dose que de laugmenter.

 

3. Ajustement de la dose journalière de lamotrigine après linstauration dun nouveau traitement par dautres médicaments:

À la lumière des études dinteractions, les recommandations suivantes peuvent être formulées:

 

a) Nouveau traitement par des psychotropes qui ninduisent ni ninhibent la glucuronidation de la lamotrigine de manière significative:

Maintenir la dose dentretien (200 mg/jour).

 

b) Nouveau traitement avec des inhibiteurs de la glucuronidation de la lamotrigine, p. ex. le valproate:

Lajustement de la dose dépend de la dose actuelle de lamotrigine. Pour une dose journalière de 200 mg, la règle est:

Semaine 1: 100 mg/jour

À partir de la semaine 2: dose dentretien de 100 mg/jour répartis en 1–2 prises

 

c) Nouveau traitement par des inducteurs de la glucuronidation de la lamotrigine (p. ex. phénytoïne, carbamazépine, phénobarbital, primidone) chez des patients NE prenant PAS de valproate:

Lajustement de la dose dépend de la dose actuelle de lamotrigine. Pour une dose journalière de 200 mg, la règle est:

Semaine 1: 200 mg/ jour

Semaine 2: 300 mg/ jour

À partir de la semaine 3: 400 mg/ jour répartis en deux prises

 

d) Nouveau traitement par des psychotropes dont linteraction pharmacocinétique avec la lamotrigine nest actuellement pas connue:

En labsence de données appropriées, on suivra la posologie recommandée pour le traitement en association avec le valproate.

 

Suppression de la lamotrigine

Comme dautres médicaments antiépileptiques, le Lamotrigin Desitin ne doit pas être arrêté brutalement. Dans les essais cliniques contrôlés, la suppression brutale de la lamotrigine na pas eu dinfluence sur la fréquence, la nature ou le degré de sévérité des événements indésirables. Dans les essais cliniques chez des patients souffrant de troubles bipolaires, 2 patients ont présenté des crises convulsives peu après la suppression brutale de la lamotrigine. Toutefois, il existait dautres facteurs ayant peut-être contribué à la survenue des crises chez ces patients bipolaires. Le traitement par Lamotrigin Desitin doit être arrêté progressivement, par diminution progressive de la dose sur une période dau moins 2 semaines (soit denviron 50% par semaine), sauf si une suppression plus rapide est jugée nécessaire dans lintérêt de la sécurité du patient (en cas de réactions cutanées p. ex.).

 

4. Enfants et adolescents (de moins de 18 ans):

La lamotrigine nest pas indiquée pour le traitement des troubles bipolaires chez les enfants et les adolescents de moins de 18 ans (voir «Mises en garde et précautions»). Jusquà présent, ni la sécurité demploi ni lefficacité nont été évaluées dans cette tranche dâge. Cest pourquoi aucune recommandation posologique ne peut être faite.

 

Instructions posologiques particulières en cas dépilepsie et de trouble bipolaire

a) Femmes prenant des contraceptifs hormonaux et des traitements hormonaux substitutifs (voir aussi à cet égard les rubriques «Mises en garde et précautions» et «Interactions»)

- Adaptation graduelle de la posologie de la lamotrigine chez les patientes prenant déjà des contraceptifs hormonaux:

Les contraceptifs oraux augmentent la clairance de la lamotrigine. Lors de ladaptation graduelle de la posologie de la lamotrigine, on se conformera donc aux recommandations (voir plus haut). Mais le plus souvent, il savère quune dose dentretien plus élevée est nécessaire.

 

- Début de la prise de contraceptifs hormonaux chez les patientes recevant déjà des doses dentretien de lamotrigine et AUCUN inducteur de la glucuronidation de la lamotrigine:

Dans la plupart des cas, la dose dentretien de lamotrigine doit être augmentée de jusquà un facteur 2. Il est recommandé daugmenter la dose de la lamotrigine dès le début de la prise du contraceptif oral de 50 à 100 mg/jour chaque semaine, en fonction des réponses cliniques individuelles. Laugmentation de la dose ne doit pas dépasser ces paliers, sauf dans les cas où la réponse individuelle semble indiquer quune plus forte augmentation de la dose est nécessaire.

- Fin de la prise de contraceptifs hormonaux chez les patientes prenant déjà des doses dentretien de lamotrigine et AUCUN inducteur de la glucuronidation de la lamotrigine:

Dans la plupart des cas, la dose dentretien de la lamotrigine doit être diminuée jusquà 50%. On recommande de diminuer progressivement la dose journalière de lamotrigine de 50 à 100 mg par semaine sur une période de 3 semaines (à une vitesse ne dépassant pas 25% de la dose journalière totale par semaine), à moins que la réponse clinique ne parle en faveur dune autre manière de procéder.

-Début de la prise d'un traitement hormonal substitutif aux œstrogènes chez les patientes recevant déjà des doses d'entretien de lamotrigine et AUCUN inducteur de la glucuronidation de la lamotrigine:

Un traitement hormonal substitutif peut augmenter la clairance de la lamotrigine. Une surveillance étroite avec une éventuelle augmentation de la dose de lamotrigine peut être nécessaire.

 

-Arrêt de la prise d'un traitement hormonal substitutif aux œstrogènes chez les patientes prenant déjà des doses d'entretien de lamotrigine et AUCUN inducteur de la glucuronidation de la lamotrigine:

Une surveillance étroite avec diminution de la dose de lamotrigine peut être nécessaire.

 

b) Prise concomitante de virostatiques

Des études dinteractions ont été conduites avec latazanavir, lassociation atazanavir/ritonavir et lassociation lopinavir/ritonavir (voir «Interactions»).

 

En cas de traitement avec latazanavir en monothérapie, aucun ajustement de dose nest nécessaire.

 

En cas de traitement avec une association datazanavir et de ritonavir, aucun ajustement de dose nest pas non plus nécessaire durant la phase de titration de la lamotrigine puisque cette association dantiviraux nest quun inducteur modéré de la glucuronidation. Il est toutefois vraisemblable quune dose dentretien de lamotrigine légèrement plus élevée soit nécessaire.

 

Chez les patients chez qui un traitement avec atazanavir/ritonavir est arrêté durant un traitement par la lamotrigine, il faut sattendre à devoir diminuer la dose dentretien de la lamotrigine. Inversement, chez les patients chez qui un traitement par atazanavir/ritonavir est mis en route durant un traitement par la lamotrigine, une augmentation de la dose dentretien peut éventuellement savérer nécessaire.

 

En cas de traitement avec une association de lopinavir et de ritonavir, il faudra suivre les recommandations posologiques pour lassociation à des médicaments induisant la glucuronidation de la lamotrigine [sans valproate!] (voir plus haut).

 

c) Patients âgés (plus de 65 ans)

Aucun ajustement posologique nest nécessaire. Il ny pas de différence significative entre les patients âgés et les adultes de moins de 65 ans sur le plan de la pharmacocinétique de la lamotrigine.

 

d) Patients présentant des troubles de la fonction hépatique

En cas dinsuffisance hépatique légère (degré A de la classification de Child-Pugh), aucun ajustement de dose nest requis. La dose initiale, les doses prescrites pendant la phase dajustement posologique et la dose dentretien doivent généralement être réduites de 50% en cas dinsuffisance hépatique modérée (degré B de la classification de Child-Pugh) et de 75% en cas dinsuffisance hépatique sévère (degré C de la classification de Child-Pugh). La dose doit être ajustée de cas en cas en fonction de la réponse clinique du patient (voir «Pharmacocinétique»).

 

e) Patients présentant des troubles de la fonction rénale

Comme il faut sattendre à une accumulation de métabolites glucuroconjugués, il convient de traiter avec prudence les patients avec insuffisance rénale légère à modérée. Chez les patients avec insuffisance rénale sévère, la lamotrigine est contre-indiquée (voir «Contre-indications»).

 

Contre-indications

Hypersensibilité connue à la lamotrigine ou à lun des autres constituants de la préparation

Insuffisance rénale sévère.

 

Mises en garde et précautions

Éruption cutanée

Dans les études menées en double aveugle avec la lamotrigine, dans les différentes indications, jusquà 10% des patients ont présenté des anomalies cutanées contre 5 à 6% sous placebo. De rares cas de réactions cutanées graves, pouvant engager le pronostic vital, y compris le syndrome de Stevens-Johnson (SJS) et la nécrolyse épidermique toxique (NET, syndrome de Lyell), ont été décrits. Chez ladulte, lincidence des réactions cutanées graves (SJS) se situe à environ 1/1000. Le risque est plus élevé chez les enfants que chez les adultes. Les données disponibles provenant de diverses études indiquent que chez les enfants, lincidence chez les enfants déruptions cutanées qui exigent une hospitalisation est comprise entre 1/300 et 1/100.

 

Tous les patients (adultes et enfants), chez lesquels survient une éruption cutanée, doivent être immédiatement examinés. Sil nest pas possible dexclure avec certitude tout lien de causalité avec la médication, il faut interrompre immédiatement le traitement par Lamotrigin Desitin. Il est conseillé de renoncer à une reprise du traitement par Lamotrigin Desitin chez les patients ayant précédemment arrêté la prise de lamotrigine à cause dune éruption cutanée, sauf si les avantages possibles lemportent clairement sur les risques. Après la survenue dun syndrome de Stevens-Johnson (SSJ) ou dune nécrolyse épidermique toxique (NET) en rapport avec lutilisation de lamotrigine, le patient / la patiente ne doit jamais plus recevoir de lamotrigine.

 

Dans la majorité des cas, il sagissait déruptions cutanées légères et autolimitées. Les éruptions, le plus souvent de type maculopapuleux, surviennent en général au cours des 8 premières semaines de traitement et disparaissent après larrêt du médicament. Bien que la majorité des patients se soit retrouvée sans troubles après larrêt du traitement, il a toutefois subsisté quelques cas de cicatrices irréversibles. Rares ont été les cas de décès (voir «Effets indésirables»). Chez 2% des patients, le traitement a dû être interrompu en raison de réactions cutanées.

 

Surtout chez lenfant, la survenue dun exanthème peut être prise à tort pour une infection. Cest pourquoi, quand il apparaît des symptômes tels quexanthème et fièvre au cours des 8 premières semaines de traitement chez un patient, il faut impérativement envisager lhypothèse dun effet indésirable du médicament.

 

Il semble en outre exister une étroite relation entre le risque global de réactions cutanées et les facteurs suivants (voir «Posologie/Mode demploi»):

 

-doses initiales fortes et non-respect des recommandations concernant laugmentation lente de la dose;

-prise concomitante de valproate.

 

La prudence simpose lors du traitement de patients avec des antécédents dallergie ou déruption cutanée sous dautres antiépileptiques, car la fréquence des éruptions cutanées bénignes lors du traitement par la lamotrigine est environ trois fois supérieure chez ces patients comparée aux patients ne présentant pas de tels antécédents.

 

Réactions dhypersensibilité

Des exanthèmes ont également été décrits dans le cadre dun syndrome DRESS (Drug Reaction with Eosinophilia and Systemic Symptoms), aussi connu sous le nom de «syndrome dhypersensibilité». Cette pathologie est associée aux symptômes systémiques les plus divers tels que fièvre, lymphadénopathie, œdème du visage, altérations des paramètres hématologiques, hépatiques et rénaux, ainsi que méningite aseptique (voir «Effets indésirables»). Le degré de sévérité clinique du syndrome est très variable et peut conduire, dans de rares cas, à une coagulopathie de consommation aiguë (CIVD, coagulation intravasculaire disséminée) et à une défaillance multiviscérale. Il faut souligner que les signes systémiques dhypersensibilité (par exemple fièvre et lymphadénopathie) peuvent se manifester avant même lapparition des anomalies cutanées.

Sil y a de tels symptômes, il faut immédiatement examiner le patient et arrêter le traitement par Lamotrigin Desitin après exclusion dautres causes possibles.

 

Méningite aseptique

Le traitement par la lamotrigine augmente le risque de méningite aseptique (voir «Effets indésirables»). Des cas de méningite aseptique ont été rapportés depuis la commercialisation chez des patients pédiatriques et adultes ayant pris de la lamotrigine pour différentes indications. Certains patients ont en outre présenté des signes et des symptômes dune atteinte dautres systèmes dorganes (atteinte essentiellement hépatique et rénale), ce qui indique que la méningite aseptique faisait partie dune réaction dhypersensibilité dans ces cas.

La méningite aseptique sest avérée réversible dans la majeure partie des cas à linterruption du traitement mais, dans une série de cas, elle est apparue à nouveau avec la reprise du traitement, conduisant à une reprise rapide des symptômes, lesquels étaient souvent plus fortement marqués. Le traitement avec la lamotrigine ne devrait pas être repris chez des patients ayant dû interrompre leur traitement en raison dune méningite aseptique liée à une prise précédente de lamotrigine.

 

Arrêt de la lamotrigine chez des patients épileptiques

Comme avec les autres antiépileptiques, une suppression brutale de Lamotrigin Desitin peut provoquer un rebond des crises épileptiques. Cest pourquoi, sauf dans les cas où une suppression brutale est nécessaire pour des raisons de sécurité (par exemple à cause de réactions cutanées), il faut arrêter progressivement le traitement par Lamotrigin Desitin, en diminuant les doses en lespace de 2 semaines.

 

Lymphohistiocytose hémophagocytaire (LHH)

Une LHH est survenue chez des patients adultes et pédiatriques en lien avec la prise de lamotrigine (voir «Effets indésirables»). La LHH est un syndrome menaçant potentiellement le pronostic vital avec une activation pathologique du système immunitaire. Si la LHH nest pas détectée et traitée précocement, son évolution est fréquemment fatale. La maladie se caractérise par des signes cliniques et des symptômes dune grave inflammation systémique tels que fièvre, éruption cutanée, hépato-splénomégalie, cytopénie (notamment anémie et thrombocytopénie), lymphadénopathie, symptômes neurologiques, ferritine sérique élevée, hypertriglycéridémie, ainsi que troubles de la fonction hépatique et de la coagulation. Les symptômes apparaissent généralement en lespace de quelques jours et jusquà 4 semaines après le début du traitement. Les patients chez qui de tels signes et symptômes se manifestent doivent être examinés immédiatement et leur état doit être évalué en vue dun éventuel diagnostic de LHH. Ladministration de lamotrigine est suspendue aussi longtemps quune étiologie alternative ne peut être établie.

 

Aggravation clinique et risque de suicide

Chez les patients souffrant dun trouble bipolaire, une aggravation des symptômes dépressifs et/ou lapparition didées suicidaires ainsi que des tentatives de suicide (suicidalité) peuvent survenir, indépendamment du fait que les patients prennent ou non des médicaments, y compris la lamotrigine, pour le traitement des troubles bipolaires. 25% à 50% des patients souffrant de troubles bipolaires font une fois au moins une tentative de suicide. Il y a en outre des indices que chez les épileptiques aussi, le risque de suicidalité est élevé (voir ci-dessous).

 

Cest pourquoi, les patients sous lamotrigine pour traiter des troubles bipolaires doivent être étroitement surveillés au début dun nouveau cycle de traitement ou lors dun changement de la dose en ce qui concerne une aggravation clinique (y compris le développement de nouveaux symptômes) et la suicidalité. Certains groupes de patients, comme ceux avec un comportement ou des idées suicidaires à lanamnèse et les jeunes adultes, semblent présenter un risque plus élevé didées suicidaires ou de tentatives de suicide et doivent par conséquent être étroitement surveillés durant leur traitement. Ceci vaut tout particulièrement aussi pour des patients chez qui de tels symptômes ont été observés immédiatement avant linstauration du traitement.

 

Chez les patients présentant une aggravation clinique de leur état (y compris le développement de nouveaux symptômes) et/ou lapparition dune suicidalité, un changement de traitement est à considérer, en particulier si ces symptômes sont marqués, sils surviennent brusquement ou sils ne faisaient pas partie des symptômes présentés jusquici par le patient. Dans ces cas-là, un arrêt du traitement peut savérer nécessaire.

 

Il existe des indications que chez les épileptiques, le risque de suicidalité est élevé. Une analyse de la FDA (États-Unis) publiée en janvier 2008 et portant sur les données de 199 études cliniques contrôlées par placebo avec un total de 11 antiépileptiques, dont la lamotrigine, a montré que pour les patients épileptiques, le risque de suicidalité était 3,6 fois plus grand sous ces médications que sous placebo. Prises individuellement, ces substances étudiées ne se distinguent pas de manière pertinente les unes des autres en ce qui concerne le risque de suicidalité. Dans cette analyse, laugmentation du risque chez des patients épileptiques était même beaucoup plus marquée que chez les patients présentant des maladies psychiatriques (comme les troubles bipolaires), laugmentation du risque étant 1,6 fois plus élevée. Dans lensemble, sous tous les antiépileptiques et pour toutes les indications, des idées et des comportements suicidaires ont été observés chez 0,43% des personnes sous verum contre 0,22% des personnes sous placebo.

 

Les patients (et leur encadrement) doivent être rendus attentifs à la nécessité de surveiller lapparition didées suicidaires, dun comportement suicidaire ou dintentions autodestructrices. Si de tels symptômes surviennent, il faut immédiatement consulter le médecin.

 

Contraceptifs hormonaux et traitements hormonaux substitutifs

Effets des contraceptifs hormonaux sur lefficacité de la lamotrigine:

Un contraceptif oral combiné avec l'association éthinylestradiol/lévonorgestrel multiplie environ par deux la clairance de la lamotrigine, entraînant ainsi une diminution de la concentration de lamotrigine (voir «Interactions»). Après la titration de la dose, des doses dentretien plus élevées de lamotrigine savèrent donc dans la plupart des cas nécessaires en vue dobtenir un effet thérapeutique optimal (voir «Posologie/Mode demploi, Instructions posologiques particulières»). Chez les femmes ne recevant pas déjà un inducteur de la glucuronidation de la lamotrigine, mais prenant un contraceptif hormonal pour lequel est prévu un intervalle sans principe actif (p. ex. «semaine sans prise»), une augmentation graduelle temporaire des taux de lamotrigine est observée dans cet intervalle, pouvant entrainer des effets indésirables. Ces augmentations sont plus importantes lorsque les augmentations de la dose de lamotrigine sont effectuées durant la semaine sans principe actif ou les jours précédents. Il convient de rendre les patientes attentives à ces fluctuations.

 

Laltération de la clairance de la lamotrigine doit être pris en considération particulièrement chez les femmes qui commencent ou finissent la prise de contraceptifs hormonaux durant le traitement par la lamotrigine. Dans la plupart de ces cas, une adaptation de la dose de la lamotrigine savère nécessaire.

Effets des traitements hormonaux substitutifs sur l'efficacité de la lamotrigine:

Certains rapports ont évoqué une possible interaction avec des traitements hormonaux substitutifs aux œstrogènes, qui pourraient entraîner une diminution de l'efficacité de la lamotrigine. Une surveillance étroite avec adaptation éventuelle de la dose de lamotrigine est donc recommandée si un traitement hormonal substitutif est mis en place. Après l'arrêt de la préparation hormonale, les concentrations de lamotrigine peuvent à nouveau augmenter, de sorte que la patiente devrait aussi faire l'objet d'une surveillance pendant cette phase pour éventuellement réduire la dose de lamotrigine.

Effets de la lamotrigine sur lefficacité des contraceptifs hormonaux:

Une prise de lamotrigine en association avec un contraceptif hormonal (association éthinylestradiol/lévonorgestrel) entraîne une augmentation modérée de la clairance du lévonorgestrel ainsi quune modification des taux sériques de FSH et de LH (voir «Interactions»). On ne peut pas exclure définitivement le fait que lefficacité contraceptive chez certaines patientes prenant un contraceptif hormonal en association avec de la lamotrigine soit diminuée. Par conséquent, les patientes doivent être invitées à signaler immédiatement des modifications de leurs menstruations, à savoir des métrorragies.

 

Effets de la lamotrigine sur les substrats du transporteur de cation organique 2 (OCT-2)

La lamotrigine est un inhibiteur de la sécrétion tubulaire rénale via les protéines OCT-2 (voir «Interactions»). Avec certains médicaments, dont lélimination passe principalement par cette voie, les concentrations plasmatiques peuvent par conséquent augmenter. La co-administration de lamotrigine et de substrats de lOCT-2 avec fenêtre thérapeutique étroite nest pas recommandée.

 

Dihydrofolate-réductase

La lamotrigine est un inhibiteur faible de la dihydrofolate-réductase; cest pourquoi, en cas de traitement prolongé, une interférence avec le métabolisme des folates est possible.

 

Toutefois, pendant des traitements ayant duré jusquà un an, des modifications significatives du taux dhémoglobine, du volume globulaire moyen ou des concentrations sériques ou érythrocytaires de folates nont pas pu être constatées. Dans le petit groupe étudié (n=14), la concentration érythrocytaire de folates ne sest pas modifiée pendant un suivi de 5 ans.

 

Altérations de la fonction hépatique

Tant dans le cadre des syndromes dhypersensibilité quen dehors de ceux-ci, on a observé des troubles de la fonction hépatique / une défaillance hépatique. Une augmentation des taux denzymes hépatiques et de rares cas de troubles de la fonction hépatique, y compris lhépatite et linsuffisance hépatique grave (avec issue fatale dans de très rares cas) et une pancréatite, ont été décrits. Chez les patients présentant dautres symptômes dune réaction dhypersensibilité, on recommandera donc de contrôler aussi les paramètres de la fonction hépatique.

 

Rhabdomyolyse, défaillance multi-organes, DIC

On rapporte dans la littérature que les crises dépilepsie sévères, y compris létat de mal épileptique, peuvent induire une rhabdomyolyse, une défaillance de plusieurs organes et une coagulopathie de consommation aiguë (CIVD, coagulation intravasculaire disséminée) dissue mortelle. Des cas similaires sont survenus sous traitement antiépileptique par la lamotrigine.

 

ECG typique de Brugada

Dans de très rares cas, une corrélation a été constatée avec un tracé dECG typique de Brugada, bien quaucun lien de causalité nai pu être confirmé. Aussi, lutilisation de la lamotrigine chez des patients présentant un syndrome de Brugada ne doit être envisagée quavec une prudence particulière, sil nexiste aucune autre alternative thérapeutique (voir «Propriétés/Effets» sous Pharmacodynamique).

 

Anomalies du rythme cardiaque et de la conduction

Des tests in vitro ont montré que la lamotrigine exerce une activité antiarythmique de classe IB à des concentrations thérapeutiques pertinentes. Sur la base de ces observations in vitro, la lamotrigine pourrait potentiellement ralentir la conduction ventriculaire (élargissement du QRS) et induire une proarythmie, ce qui peut entraîner une mort cardiaque subite, chez les patients présentant une cardiopathie structurelle ou fonctionnelle importante sur le plan clinique. Par conséquent, tout bénéfice escompté ou observé de la lamotrigine chez ces patients doit être évalué avec soin par rapport aux risques possibles de manifestations cardiaques graves ou mortelles. Lutilisation concomitante dautres inhibiteurs des canaux sodiques peut encore augmenter le risque de proarythmie (voir «Propriétés/Effets» sous Pharmacodynamique).

 

Précautions particulières lors du traitement de troubles bipolaires par Lamotrigin Desitin

Enfants et adolescents (de moins de 18 ans)

Le traitement médicamenteux des enfants et adolescents souffrant daffections dépressives sévères et dautres troubles psychiatriques est lié à un risque accru didées et de comportements suicidaires.

 

Traitements associés en cas de troubles bipolaires

Pour les patients atteints de troubles bipolaires ayant un risque imminent dépisode manique, il faut envisager un traitement par association si la situation clinique lexige. Actuellement il nexiste pas de données contrôlées concernant lutilisation de la lamotrigine en association avec des traitements visant à prévenir les épisodes maniaques en cas de trouble bipolaire. Les quelques données disponibles à propos de la sécurité demploi et des interactions (voir «Interactions») lors dun traitement associant le lithium et la lamotrigine indiquent que les interactions entre lithium et lamotrigine ne sont au moins pas très fréquentes.

 

Les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.

Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par comprimé, c.-à-d. qu’il est essentiellement «sans sodium».

 

Interactions

Les études dinteraction ont été réalisées uniquement chez ladulte.

Les uridine-5-diphospho (UDP)-glucuronyltransférases (UGT) semblent être les enzymes responsables du métabolisme de la lamotrigine.

Les médicaments qui induisent ou inhibent la glucuronidation peuvent par conséquent modifier la clairance apparente de la lamotrigine. En outre, les inducteurs puissants ou modérés de lisoenzyme 3A4 du cytochrome P450 (CYP3A4), qui sont également connus pour induire les UGT, peuvent potentialiser le métabolisme de la lamotrigine. Rien ne prouve que la lamotrigine provoque une induction ou une inhibition cliniquement significative des enzymes du cytochrome P450. La lamotrigine peut certes induire son propre métabolisme, mais cet effet nest que modéré et des conséquences cliniques pertinentes sont peu probables.

Les médicaments dont il a été démontré quils ont une influence cliniquement pertinente sur la concentration de la lamotrigine sont répertoriés dans le tableau ci-dessous. Pour les instructions spéciales pour la posologie de ce médicament, consulter la rubrique «Posologie/Mode demploi». Les médicaments dont il a été démontré quils ont une influence nulle ou seulement faible sur la concentration de la lamotrigine sont également répertoriés dans le tableau. Aucun effet clinique nest généralement attendu lors de ladministration concomitante des médicaments mentionnés. Il convient cependant d’être prudent chez les patients dont l’épilepsie est particulièrement sensible aux fluctuations de la concentration de lamotrigine.

Effets de médicaments sur la concentration de la lamotrigine

Médicaments qui augmentent la concentration de la lamotrigine

Médicaments qui diminuent la concentration de la lamotrigine

Médicaments qui ninfluencent pas ou que peu la concentration de la lamotrigine

Valproate

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Atazanavir/ritonavir

Carbamazépine

Association éthinylestradiol/lévonorgestrel

Lopinavir/ritonavir

Phénobarbital

Phénytoïne

Primidone

Rifampicine

 

Aripiprazole

Bupropion

Felbamate

Gabapentine

Lacosamide

Lévétiracétam

Lithium

Olanzapine

Oxcarbazépine

Paracétamol

Pérampanel

Prégabaline

Topiramate

Zonisamide

 

Pour les instructions posologiques, voir «Posologie/Mode d’emploi» sous «Instructions posologiques particulières en cas d’épilepsie et de trouble bipolaire»; chez les femmes qui prennent des contraceptifs hormonaux ou des traitements hormonaux substitutifs, voir aussi «Mises en garde et précautions» – «Contraceptifs hormonaux et traitements hormonaux substitutifs».

 

Interactions avec les antiépileptiques

Le valproate, qui inhibe la glucuronidation de la lamotrigine, diminue le métabolisme de la lamotrigine. La demi-vie délimination sallonge, passant en moyenne de 29 heures à 70 heures (± 14 heures). En cas dadministration concomitante de lamotrigine et de valproate, il faut ajuster la dose de lamotrigine (voir «Posologie/Mode demploi»).

 

Certains antiépileptiques (tels que la phénytoïne, la carbamazépine, le phénobarbital et la primidone qui induisent les isoenzymes du cytochrome P450 induisent également les UGT augmentent ainsi sa métabolisation de la lamotrigine. La demi-vie délimination de la lamotrigine peut alors être réduite à environ 15 heures. En cas dadministration concomitante de lamotrigine et des médicaments précités, il faut ajuster la dose de la lamotrigine (voir «Posologie/Mode demploi»).

 

Chez des patients traités par la carbamazépine et auxquels on a en outre donné de la lamotrigine, des effets sur le SNC tels que vertiges, ataxie, diplopie, vision floue et nausées ont été observés. En général, ces effets secondaires ont disparu dès que la dose de carbamazépine a été réduite. Un effet similaire a été observé dans le cadre dune étude sur la lamotrigine et loxcarbazépine chez des sujets adultes en bonne santé. Toutefois, aucune étude na été menée à dose réduite.

 

Dans le cadre dune étude menée chez des sujets adultes en bonne santé à des doses de 200 mg de lamotrigine et de 1200 mg doxcarbazépine, loxcarbazépine na provoqué aucune modification au niveau de la métabolisation de la lamotrigine et la lamotrigine na exercé aucune influence sur le métabolisme de loxcarbazépine.

 

Une étude menée chez des sujets sains na montré aucun effet clinique pertinent sur la pharmacocinétique de la lamotrigine en cas dadministration concomitante de felbamate (1200 mg 2× par jour) et de lamotrigine (100 mg 2× par jour pendant 10 jours).

 

Selon une analyse rétrospective des taux plasmatiques chez des patients auxquels de la lamotrigine, avec ou sans gabapentine, avait été administrée il semble que la gabapentine ne semble pas affecter la clairance de la lamotrigine.

 

Les interactions pharmacocinétiques potentielles entre le lévétiracétam et la lamotrigine ont été investiguées dans des études cliniques contrôlées par placebo. Les résultats indiquent que ni la lamotrigine naffecte la pharmacocinétique du lévétiracétam, ni le lévétiracétam naffecte la pharmacocinétique de la lamotrigine.

 

Ladministration concomitante de prégabaline (200 mg 3× par jour) na eu, dans une étude clinique, aucun effet sur la concentration résiduelle de lamotrigine à létat déquilibre.

 

Le topiramate na pas induit daltérations des taux plasmatiques de la lamotrigine dans des études cliniques. Ladministration de lamotrigine a toutefois entrainé une augmentation de 15% de la concentration du topiramate.

 

Dans une étude chez des patients épileptiques, ladministration concomitante de zonisamide (200 à 400 mg/jour) et de lamotrigine (150 à 500 mg/jour) pendant 35 jours na eu aucun effet clinique pertinent sur la pharmacocinétique de la lamotrigine.

Dans des études cliniques contrôlées contre placebo, menées chez des patients présentant des crises convulsives partielles, ladministration simultanée de lacosamide (200, 400 ou 600 mg/jour) na pas eu deffets sur les concentrations plasmatiques de lamotrigine.

Dans une analyse commune des données provenant de trois études cliniques contrôlées contre placebo visant à évaluer ladministration supplémentaire de pérampanel chez des patients présentant des crises convulsives partielles et des crises tonico-cloniques demblée généralisées, la dose la plus élevée de pérampanel étudiée (12 mg/jour) a augmenté la clairance de la lamotrigine de moins de 10%.

Bien que des altérations des taux plasmatiques dautres antiépileptiques aient été signalées, les études contrôlées nont révélé aucun indice que la lamotrigine ait un effet sur la concentration plasmatique des antiépileptiques concomitants. Des études in vitro montrent que la lamotrigine ne déplace pas dautres antiépileptiques de leurs liaisons aux protéines.

 

Interactions avec des psychotropes

Chez 12 sujets, ladministration orale de doses répétées de bupropion na pas eu deffet statistiquement significatif sur la pharmacocinétique dune dose unique de lamotrigine et a seulement provoqué une légère augmentation de lAUC du métabolite glucuroconjugué de la lamotrigine.

 

Dans le cadre dune étude menée chez des sujets adultes en bonne santé, une dose de 15 mg dolanzapine a eu pour effet de réduire lAUC et la Cmax de la lamotrigine respectivement de 24% et 20%. La lamotrigine à une dose de 200 mg na montré aucun effet sur la pharmacocinétique de lolanzapine.

 

Chez 14 adultes sains, ladministration orale de doses journalières répétées de 400 mg de lamotrigine na pas eu deffet cliniquement significatif sur la pharmacocinétique dune dose unique de 2 mg de rispéridone. Après administration concomitante de 2 mg de rispéridone et de 2 mg de lamotrigine, 12 sujets sur 14 ont fait état de somnolence, à linverse dun sujet sur 20 en cas dadministration de rispéridone seule et daucun en cas dadministration de lamotrigine seule. Linfluence de la rispéridone sur la pharmacocinétique de la lamotrigine na pas été examinée dans cette étude.

 

Dans une étude de pharmacocinétique sur 18 patients adultes souffrant de troubles bipolaires de type I, placés sous un régime de lamotrigine établi (≥100 mg/jour), la dose daripiprazole a été augmentée de 10 mg/jour jusquà une dose-cible de 30 mg/jour en lespace de 7 jours. Cette dose a ensuite été administrée quotidiennement pendant 7 autres jours. On a alors observé une diminution moyenne de la Cmax et de lAUC de la lamotrigine de 10% environ.

 

Dans les expériences dinhibition effectuées in vitro, lincubation simultanée avec de lamitriptyline, du bupropion, du clonazépam, de lhalopéridol ou du lorazépam na eu quune faible influence sur la formation du dérivé 2-N-glucuroconjugué, le principal métabolite de la lamotrigine. La signification clinique de ces observations nest pas claire étant donné quil nexiste pas détudes menées in vivo. Il faut donc être prudent lorsque lon associe la lamotrigine à lune de ces substances. Les données concernant le métabolisme du bufuralol dans les microsomes du foie humain indiquent que la lamotrigine ne diminue pas la clairance des médicaments qui sont essentiellement métabolisés par lisoenzyme CYP2D6. Les résultats détudes menées in vitro prouvent en outre quil est peu probable que la clozapine, la fluoxétine, la rispéridone, la sertraline ou la trazodone influent sur la clairance de la lamotrigine.

 

Chez 20 sujets sains qui ont reçu pendant 6 jours 2 g de gluconate de lithium anhydre deux fois par jour et 100 mg de lamotrigine une fois par jour, la pharmacocinétique du lithium na pas été largement modifiée (<10% de réduction de lAUC). Linfluence de cette association médicamenteuse sur la pharmacocinétique de la lamotrigine na pas été explorée dans cette étude.

Une dose de 100 mg de lamotrigine représente la moitié de la dose dentretien recommandée pour lindication «trouble bipolaire», cest pourquoi les résultats de cette étude ne peuvent pas exclure une influence éventuellement plus forte sur la pharmacocinétique du lithium pendant un traitement avec la lamotrigine aux doses thérapeutiques.

 

Interactions avec les contraceptifs hormonaux et les traitements hormonaux substitutifs (voir «Posologie/Mode demploi», «Instructions posologiques particulières» et «Mises en garde et précautions»)

Effet des contraceptifs hormonaux sur la pharmacocinétique de la lamotrigine

Dans une étude menée chez 16 sujets de sexe féminin, ladministration d’un contraceptif oral combiné composé de 30 μg déthinylestradiol et de 150 μg de lévonorgestrel a presque multiplié par deux la clairance de la lamotrigine, ce qui a entraîné une diminution moyenne de l'AUC de la lamotrigine de 52% et de la Cmax de 39%. Les concentrations sériques de la lamotrigine ont augmenté progressivement au cours de la période sans principe actif (semaine «sans pilule»), les concentrations mesurées avant la prise à la fin de la semaine sans principe actif étant en moyenne près de deux fois plus élevées que celles mesurées sous la comédication.

Aucun autre contraceptif oral ni traitement hormonal substitutif (THS) n'a été évalué, bien que ceux-ci puissent avoir un effet similaire sur les paramètres pharmacocinétiques de la lamotrigine. Certains rapports montrent que les THS aux œstrogènes peuvent limiter l'efficacité de la lamotrigine.

Effet de la lamotrigine sur la pharmacocinétique du contraceptif hormonal et des traitements hormonaux substitutifs :

Dans le cadre dune étude menée chez 16 sujets, une dose stable de 300 mg de lamotrigine na montré aucun effet sur la pharmacocinétique de léthinylestradiol dans un contraceptif oral combiné. Une augmentation modérée de la clairance du lévonorgestrel a été observée, cette augmentation ayant entraîné une réduction moyenne de lAUC du lévonorgestrel de 19% et une réduction moyenne de la Cmax de 12%. La mesure des concentrations sériques de FSH, de LH et dœstradiol au cours de létude a indiqué chez quelques femmes un certain déficit au niveau de la suppression de lactivité hormonale ovarienne bien que la détermination des taux de progestérone dans le sérum nait révélé aucune indication hormonale dune ovulation chez les 16 sujets. Leffet de laugmentation modérée de la clairance du lévonorgestrel et des modifications des taux sériques de FSH et LH sur lactivité ovarienne est inconnu. Une diminution de lefficacité contraceptive ne peut être exclue de façon certaine (voir «Mises en garde et précautions»). Aucune étude n'a été réalisée jusqu'à présent avec une posologie autre que 300 mg/jour de lamotrigine ou avec d'autres produits contenant des hormones féminines (y compris de la progestérone/des traitements hormonaux substitutifs à la progestérone).

Interactions avec dautres médicaments

Dans le cadre dune étude menée chez 10 sujets masculins, la rifampicine, un inducteur de la glucuronidation, a eu pour effet daugmenter la clairance de la lamotrigine et de réduire la durée de demi-vie de la lamotrigine. Chez les patients recevant un traitement de soutien par la rifampicine, le régime thérapeutique recommandé dans le cas dune co-médication de la lamotrigine avec des inducteurs de la glucuronidation devrait être utilisé (voir «Posologie/Mode demploi»).

 

Dans une étude chez 18 sujets sains, un traitement associant lopinavir/ritonavir et lamotrigine a entrainé une diminution du taux plasmatique de la lamotrigine de 50% environ. Cet effet a été expliqué par linduction de la glucuronidation. Chez les patients recevant simultanément lopinavir/ritonavir et lamotrigine, il faudrait par conséquent utiliser le régime thérapeutique recommandé pour la co-médication de lamotrigine et dinducteurs de la glucuronidation (voir «Posologie/Mode demploi»). Les concentrations de lopinavir et de ritonavir nont pas été altérées par la co-médication avec la lamotrigine.

 

Dans une étude chez 17 sujets sains, un traitement associant atazanavir et ritonavir a entrainé une diminution de lAUC plasmatique de la lamotrigine de 32% en moyenne et de la Cmax de 6% (voir «Posologie/Mode demploi», «Instructions posologiques particulières»).

 

Latazanavir en monothérapie, dans la même étude, na pas influé de manière significative ou cliniquement pertinente sur lexposition à la lamotrigine.

 

Dans une étude chez des sujets adultes en bonne santé, le paracétamol à la dose de 1 g (quatre fois par jour) a réduit lAUC plasmatique et la Cmin de la lamotrigine de respectivement 20% et 25% en moyenne.

 

Les résultats détudes in vitro de leffet de la lamotrigine sur OCT-2 montrent que cest la lamotrigine, et non pas son métabolite N(2)-glucuroconjugué, qui inhibe OCT-2 à des concentrations potentiellement pertinentes cliniquement. Ces résultats démontrent quavec un IC50 de 53,8 µM, la lamotrigine est un inhibiteur dOCT-2 (voir «Mises en garde et précautions»).

 

Grossesse, Allaitement

Grossesse

Un grand nombre de données recueillies chez des femmes enceintes ayant reçu de la lamotrigine en monothérapie pendant le premier trimestre de la grossesse (plus de 8700) ne montre pas daugmentation importante du risque de malformations congénitales majeures, y compris de fentes labio-palatines. Les études expérimentales chez lanimal ont révélé une toxicité sur la reproduction (voir «Données précliniques»).

 

Lamotrigin Desitin ne doit pas être administré pendant la grossesse, sauf en cas de nécessité absolue. Si un traitement par la lamotrigine au cours dune grossesse est jugé nécessaire, on utilisera la dose thérapeutique la plus faible possible.

 

La lamotrigine inhibe légèrement la dihydrofolate-réductase. Il existe ainsi, comme avec dautres inhibiteurs de lacide folique, un risque théorique de malformations fœtales chez lêtre humain suite à la diminution de la concentration de folates, lorsque la mère est traitée par un inhibiteur de folates pendant la grossesse. La prise dacide folique lors de la planification dune grossesse ainsi quen début de grossesse peut être envisagée.

 

En règle générale, le risque de malformations congénitales dans la descendance de mères ayant été traitées avec des antiépileptiques est augmenté dun facteur 2-3 par rapport à lincidence attendue dans la population en général (env. 3%). Les malformations les plus souvent rapportées dans ce contexte sont les fentes palatines, les malformations cardiovasculaires et les défauts du tube neural.

 

Les données post-marketing de plusieurs registres prospectifs de grossesse documentent les résultats observés chez plus de 8700 femmes ayant reçu de la lamotrigine en monothérapie pendant le premier trimestre de grossesse. En résumé, ces données ne fournissent pas dindications homogènes dun risque fortement accru de malformations congénitales. Une augmentation du risque de fente labio-palatine isolée ressort des données dun nombre limité de rapports. Une étude de cas-témoins réalisée en comparaison dautres malformations congénitales graves na pas permis de démontrer daugmentation du risque de fente labio-palatine suite à une exposition à la lamotrigine.

Par ailleurs, des rapports isolés font état danencéphalie dans la descendance de mères ayant été traitées par la lamotrigine pendant la grossesse (voir «Données précliniques»).

 

Dans leur ensemble, les données pour la lamotrigine nindiquent pas daugmentation nette du risque de malformations congénitales et de troubles du développement neurologique. Le traitement par une association d’antiépileptiques a été associé à un risque accru de malformations congénitales et de troubles du développement neurologique par rapport à une monothérapie. Toutefois, les données sur lutilisation de la lamotrigine en association sont insuffisantes pour permettre d’évaluer si ladministration concomitante de la lamotrigine peut influencer le risque de malformations et de troubles du développement neurologique associé à dautres principes actifs. Pendant la grossesse, il faut, dans la mesure du possible, instaurer une monothérapie.

 

Les transformations physiologiques liées à la grossesse peuvent influencer le taux sanguin et/ou les effets thérapeutiques de la lamotrigine. Il existe des rapports signalant des taux réduits de lamotrigine – avec le risque potentiel de perte du contrôle des crises – pendant la grossesse. Après laccouchement, les taux de lamotrigine peuvent augmenter rapidement et causer ainsi un risque deffets indésirables dépendants de la dose. Cest pourquoi les concentrations sériques de lamotrigine doivent être vérifiées avant, pendant et après la grossesse ainsi que peu de temps après laccouchement. La dose doit être ajustée au besoin de sorte à maintenir les concentrations sériques de lamotrigine au même niveau quavant la grossesse ou de sorte à sadapter à la réponse clinique. De plus, on restera attentif à la survenue deffets indésirables dépendants de la dose après laccouchement. Chez les femmes enceintes sous lamotrigine, une prise en charge clinique adéquate doit être assurée avant et pendant la grossesse ainsi que peu après laccouchement.

 

Allaitement

La lamotrigine passe dans le lait maternel en quantités très variables avec des taux de lamotrigine chez le nourrisson pouvant atteindre 50% de la concentration sérique de la mère. Il sensuit que chez certains enfants nourris au sein, la concentration sérique de lamotrigine peut atteindre une valeur à laquelle des effets pharmacologiques sont possibles.

 

Il faut mettre en balance le bénéfice potentiel de lallaitement et le risque possible de survenue deffets indésirables chez le nourrisson.

 

Fertilité

Aucune donnée clinique nest disponible. Les études expérimentales chez lanimal nont montré aucune altération de la fertilité liée à la lamotrigine (voir «Données précliniques»).

 

Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines

Deux études menées chez des volontaires ont montré que la motricité oculaire fine, la coordination oculaire, les oscillations du tronc et leffet sédatif subjectif étaient comparables sous lamotrigine aux effets observés sous placebo. Dans les études cliniques avec la lamotrigine, des effets secondaires nerveux centraux tels que vertiges et diplopie ont été observés. Dune manière générale, les patients doivent attendre leffet de la lamotrigine avant de conduire un véhicule ou dutiliser une machine.

 

Étant donné que la réaction à tous les antiépileptiques est variable dun sujet à lautre, le patient doit consulter le médecin pour savoir sil peut conduire ou utiliser des machines en dépit de son épilepsie.

 

Effets indésirables

Les effets indésirables suivants ont été observés sous lamotrigine dans des études cliniques chez des patients présentant une épilepsie ou des troubles bipolaires après lautorisation de mise sur le marché. Ils donnent un aperçu du profil général de sécurité de la lamotrigine indépendamment de lindication. Certains de ces effets indésirables sont survenus sous des traitements associés avec une incidence supérieure à celle observée sous monothérapie. La majorité des données provient détudes dans lépilepsie.

 

Par convention, la fréquence des effets indésirables est classée comme suit: très fréquent (≥1/10), fréquent (≥1/100, <1/10), occasionnel (≥1/1000, <1/100), rare (≥1/10 000, <1/1000), très rare (<1/10 000), fréquence inconnue (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).

 

Affections hématologiques et du système lymphatique

Rare: leucopénie, thrombocytopénie.

Très rare: autres anomalies hématologiques (notamment neutropénie, anémie, pancytopénie, anémie aplasique, agranulocytose, à l'issue fatale dans des cas isolés), lymphadénopathie, pseudolymphome.

Fréquence inconnue: lympho-histiocytose hémophagocytairea(voir «Mises en garde et précautions»).

 

Affections du système immunitaire

Fréquence inconnue: hypogammaglobulinémiea.

 

Affections psychiatriques

Fréquent: agressivité, irritabilité, agitation (observée seulement en cas de troubles bipolaires).

Rare: confusion.

Très rare: tics, hallucinations.

Fréquence inconnue: trouble obsessionnel compulsifa, cauchemarsa.

 

Affections du système nerveux

Très fréquent: sensations vertigineuses (jusquà 35% dans certaines études, plus rarement sous monothérapie), céphalées (jusquà 26%), ataxie (jusquà 19% sous traitement associé, plus rarement sous monothérapie), somnolence (jusquà 14%, plus rarement sous monothérapie).

Fréquent: insomnie, tremblement, nystagmus.

Très rare: instabilité, troubles moteurs, aggravation dun syndrome de Parkinson existant, effets extrapyramidaux, choréoathétose.

Fréquence inconnue: méningite aseptiquea (cf. «Mises en garde et précautions»), augmentation de la fréquence des crisesa.

 

Affections oculaires

Très fréquent: diplopie (jusquà 25%, plus rarement sous monothérapie), vue trouble (jusquà 14%, plus rarement sous monothérapie).

Fréquence inconnue: conjonctivitea.

 

Affections gastro-intestinales

Très fréquent: nausées (jusquà 18%, plus rarement sous monothérapie), vomissements (jusquà 18%, plus rarement sous monothérapie), diarrhée (jusquà 12%, plus rarement sous monothérapie).

 

Affections hépatobiliaires

Très rare: augmentation des paramètres hépatiques, trouble de la fonction hépatique, insuffisance hépatique.

 

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Très fréquent: exanthème (12 à 14%).

Occasionnel: réaction de photosensibilité.

Rare: erythème multiforme, syndrome de Stevens-Johnson, angio-œdème,dermatite exfoliative, Leucodermie.

Très rare: nécrolyse épidermique toxique, DRESS/syndrome d'hypersensibilité (Drug Reaction with Eosinophilia and Systemic Symptoms).

Fréquence inconnue: alopéciea.

 

Affections musculosquelettiques, du tissu conjonctif et des os

Fréquent: arthralgie (observée seulement en cas de troubles bipolaires).

Très rare: réactions de type lupique.

Fréquence inconnue: Diminution de la densité osseusea, ostéoporosea, fracturesa.

 

Affections du rein et des voies urinaires

Fréquence inconnue: néphrite tubulo-interstitiellea

(*Peut survenir en relation avec une uvéite).

 

Troubles généraux et anomalies au site dadministration

Très fréquent: fatigue (jusquà 10%).

Fréquent: dorsalgies et autres douleurs (observées seulement dans les études sur les troubles bipolaires).

Unerwünschte Wirkungen aus der Postmarketing-Erfahrung

 

Beschreibung spezifischer unerwünschter Wirkungen und Zusatzinformationen

Troubles hématologiques et lymphadénopathie

Des troubles hématologiques et une lymphadénopathie ont été observés aussi bien dans le contexte du syndrome DRESS/d'hypersensibilité qu'en dehors de ce syndrome (cf. «Mises en garde et précautions» et «Affections du système immunitaire»)

Exanthèmes associés à un syndrome DRESS

Des exanthèmes ont aussi été décrits dans le contexte d'un syndrome DRESS (Drug Reaction with Eosinophilia and Systemic Symptoms), également connu sous le nom de syndrome d'hypersensibilité. Cette maladie est associée aux symptômes systémiques les plus divers (cf. la section suivante et «Mises en garde et précautions»).

Syndrome DRESS/d'hypersensibilité

Syndrome DRESS/d'hypersensibilité incluant des symptômes tels qu'exanthèmes, fièvre, lymphadénopathie, œdème facial, modifications des paramètres hématologiques, des valeurs hépatiques et rénales (cf. «Mises en garde et précautions») a été observé.

Troubles moteurs extrapyramidaux et choréoathétose

Dans des cas isolés, des troubles moteurs extrapyramidaux et une choréoathétose ont été décrits chez des patients sans maladie préexistante correspondante.

Diminution de la densité osseuse, ostéopénie, ostéoporose et fractures

Il existe des rapports de cas signalant une perte de densité osseuse, une ostéopénie, une ostéoporose et des fractures chez des patients ayant pris de la lamotrigine pendant une longue période. On ignore par quel mécanisme la lamotrigine a une influence sur le métabolisme osseux.

Suicidalité

Indépendamment de lindication pour laquelle la lamotrigine est administrée, il peut arriver quen cours de traitement surviennent un comportement et des idées suicidaires. Dans les tableaux ci-après, on présente les observations respectives pour les deux indications:

 

Indication Troubles bipolaires

 

Comparaison de la suicidalité dans les essais cliniques contrôlés contre placebo

 

Lamotrigine

Placebo

OR (IC à 95%)

Valeur de p

Total suicidalité

29/1212 (2,4%)

19/1054 (1,8%)

1,31 (0,73; 2,39)

0,46

dont

 

 

 

 

Idées suicidaires

19/1212 (1,6%)

15/1054 (1,4%)

1,08 (0,54; 2,18)

0,86

Préparatifs au suicide

1/1212 (0,1%)

0/1054 (0,0%)

inf (0,05; inf)

0,50

Tentatives de suicide

7/1212 (0,6%)

4/1054 (0,4)%)

1,51 (0,43; 5,98)

0,56

Suicides accomplis

2/1212 (0,2%)

0/1054 (0,0%)

inf (0,21; inf)

0,50

 

Indication Épilepsie

Données cumulées des études contrôlées par placebo avec 11 antiépileptiques au total*

*dont la lamotrigine (voir «Mises en garde et précautions»).

 

Antiépileptiques

Placebo

 

 

nombre absolu

%

nombre absolu

%

OR

Total suicidalité

104/27863

0,37%

38/16029

0,24%

1,58

dont

 

 

 

 

 

Idées suicidaires

67/27863

0,24%

29/16029

0,18%

1,33

Préparatifs au suicide

3/27863

0,01%

1/16029

<0,01%

1,73

Tentatives de suicide

30/27863

0,11%

8/16029

0,04%

2,16

Suicides accomplis

4/27863

0,01%

0/16029

0,00%

-

 

Lannonce deffets secondaires présumés après lautorisation est dune grande importance. Elle permet un suivi continu du rapport bénéfice-risque du médicament. Les professionnels de santé sont tenus de déclarer toute suspicion deffet secondaire nouveau ou grave via le portail dannonce en ligne ElViS (Electronic Vigilance System). Vous trouverez des informations à ce sujet sur www.swissmedic.ch.

 

Surdosage

Signes et symptômes

On a signalé la prise unique de doses représentant plus de 10 à 20 fois la dose thérapeutique maximale. Certains de ces cas ont eu une issue fatale. Des symptômes tels que nystagmus, ataxie, obnubilation, grand mal et coma sont survenus. Un élargissement du complexe QRS (retard de conduction intraventriculaire) a également été observé après un surdosage.

 

Traitement

Il nexiste pas dantidote spécifique de la lamotrigine. En cas de surdosage, il faut hospitaliser le patient, le surveiller et le traiter par des mesures de soutien, le cas échéant en prenant contact avec le Centre dinformation toxicologique national. Un traitement visant à diminuer la résorption (charbon activé) doit être administré si cela est indiqué. Le traitement devra ensuite être adapté aux besoins cliniques. On ne dispose daucune expérience concernant lutilisation de lhémodialyse comme traitement dun surdosage. Chez 6 volontaires présentant une insuffisance rénale, 20% de la lamotrigine ont été éliminés de lorganisme pendant une séance dhémodialyse de 4 heures.

 

Propriétés/Effets

Code ATC

N03AX09

 

Mécanisme d’action

La lamotrigine est une phényltriazine à action anticonvulsive.

 

Les résultats des études pharmacologiques permettent de supposer que la lamotrigine bloque les canaux sodiques voltage-dépendants. Dans des expériences électrophysiologiques menées sur des neurones animaux en culture, la lamotrigine provoque un blocage voltage-dépendant, des décharges répétitives continues et inhibe aussi bien la libération pathologique de glutamate, qui joue un rôle majeur dans la genèse des crises dépilepsie, que les salves de potentiels daction suscitées par le glutamate.

 

Pharmacodynamique

Des études in vitro montrent que la lamotrigine exerce une activité antiarythmique de classe IB à des concentrations thérapeutiques pertinentes. Elle inhibe les canaux sodiques cardiaques humains avec un début et un arrêt rapides de l’action cinétique et une forte dépendance au voltage, conformément à d’autres agents antiarythmiques de classe IB. À des doses thérapeutiques, la lamotrigine n’a pas ralenti la conduction ventriculaire (élargissement du QRS) chez des sujets en bonne santé dans le cadre d’une étude approfondie sur l’intervalle QT; toutefois, chez les patients présentant une cardiopathie structurelle ou fonctionnelle importante sur le plan clinique, la lamotrigine pourrait potentiellement ralentir la conduction ventriculaire (élargissement du QRS) et induire une proarythmie, ce qui peut entraîner une mort cardiaque subite.

 

Des tests spéciaux qui permettent dévaluer leffet des substances sur le système nerveux central ont été effectués chez des volontaires sains. Ils ont montré quà la dose de 240 mg, la lamotrigine avait le même effet quun placebo. Il ny avait ni perturbation significative de la motricité oculaire fine et de la coordination oculaire, ni accentuation des oscillations du tronc, ni effet sédatif subjectif.

 

Efficacité clinique

Efficacité clinique en prévention des phases dépressives chez les patients présentant un trouble bipolaire

Lefficacité de la lamotrigine à prévenir les phases dépressives chez les patients souffrant de trouble bipolaire de type I a été démontrée par deux études pivotales.

 

Les deux essais cliniques indépendants, multicentriques et randomisés, en double aveugle et contrôlés contre placebo et lithium pour évaluer lefficacité dune dose fixe (SCAB2003) ou dune dose variable (SCAB2006) de lamotrigine pour la prévention prolongée des rechutes et récidives de dépression et/ou de manie chez des patients souffrant de trouble bipolaire de type I. Il sagissait de patients qui avaient présenté auparavant ou présentaient encore un important épisode dépressif (essai SCAB2003) ou une phase maniaque ou hypomaniaque (essai SCAB2006). Après avoir été stabilisée par la lamotrigine en monothérapie ou un traitement associant lamotrigine et psychotropes, les patients ont été randomisés en différents groupes: dose fixe de lamotrigine (essai SCAB2003: 50, 200, 400 mg/jour), dose variable de lamotrigine (100 à 400 mg/jour) et lithium (taux sérique compris entre 0,8 et 1,1 mEq/l) ou placebo pour une durée maximale de 18 mois.

 

Les patients ont été affectés par randomisation à une monothérapie donnée qui a été poursuivie sous surveillance jusquà ce que linvestigateur juge cliniquement nécessaire dintervenir en prescrivant un autre médicament psychotrope (ou un traitement par électrochocs) de façon à traiter une récidive/rechute, déjà présente ou imminente, dépisode affectif de trouble bipolaire. Ce délai (entre la première dose pendant la phase randomisée et la première prescription dune intervention thérapeutique) était appelé TIME. Les autres critères dévaluation étaient le délai écoulé jusquà une intervention motivée par un épisode maniaque (TIMan) et le délai écoulé jusquà une intervention motivée par un épisode dépressif (TIDep).

 

Dans les deux essais cliniques, lanalyse principale du délai écoulé jusquà la survenue dun événement bipolaire quelconque (TIME to Any Bipolar Event, ABE) (Tableau 1), du TIDep (Tableau 2) et du TIMan (Tableau 3) a montré quau bout de 12 et 18 mois, la proportion estimée de patients «sans intervention/sans événement» était toujours plus élevée dans le groupe lamotrigine que dans le groupe placebo. Une comparaison des courbes de Kaplan-Meier a montré, pour TIME (ABE) et TIDep, une différence statistiquement significative entre placebo et lamotrigine, en faveur de cette dernière (p <0,05).

 

 

Tableau 1. Proportion estimée de participants «sans intervention/sans événement»: population pour l'évaluation de l'efficacité du traitement selon le critère TIME (ABE)*

 

SCAB2003

SCAB2006

Durée du traitement

Placebo

N = 119

Lithium

N = 120

Lamotrigine

N = 165

Placebo

N = 69

Lithium

N = 44

Lamotrigine

N = 58

12 mois

16%

25%

29%

10%

35%

32%

18 mois

12%

21%

22%

4%

24%

17%

Données fondées sur les estimations de la survie selon la méthode de Kaplan-Meier.

*Dans cette analyse, tous les participants ayant abandonné létude avant davoir atteint le TIME ont été considérés comme ayant atteint le TIME, à lexception des participants chez lesquels lévénement indésirable motivant larrêt du traitement nétait pas lié à la symptomatologie dun trouble bipolaire.

 

 

Tableau 2. Proportion estimée de participants «sans intervention/sans événement»: évaluation de lefficacité du traitement par le TIDep

 

SCAB2003

SCAB2006

Durée du traitement

Placebo

N = 119

Lithium

N = 120

Lamotrigine

N = 165

Placebo

N = 69

Lithium

N = 44

Lamotrigine

N = 58

12 mois

45%

46%

57%

40%

71%

82%

18 mois

41%

46%

51%

40%

71%

82%

Données fondées sur les estimations de la survie selon la méthode de Kaplan-Meier.

 

 

Tableau 3. Proportion estimée de participants «sans intervention/sans événement»: Evaluation de l’efficacité du traitement par le TIMan

 

SCAB2003

SCAB2006

Durée du traitement

Placebo

N = 119

Lithium

N = 120

Lamotrigine

N = 165

Placebo

N = 69

Lithium

N = 44

Lamotrigine

N = 58

12 mois

72%

86%

77%

37%

64%

53%

18 mois

67%

86%

70%

37%

64%

53%

Données fondées sur les estimations de la survie selon la méthode de Kaplan-Meier.

 

Pendant la durée de létude, le risque dintervention motivée par une dépression a été réduit de 33% (SCAB2003) et de 61% (SCAB2006) sous lamotrigine par rapport au groupe sous placebo (modèle à risques proportionnels de Cox: p <0,05).

 

Pharmacocinétique

Absorption

Chez les sujets sains, la lamotrigine est rapidement et totalement résorbée à partir du tractus gastro-intestinal, sans effet de «premier passage» notable et avec une biodisponibilité complète (Fabs = 0,98 ± 0,05). La concentration plasmatique maximale (Cmax) était atteinte au bout denviron 2,5 heures (Tmax).

Après ladministration dune dose de 120 mg de lamotrigine à 12 volontaires sains, la valeur moyenne de Cmax a été de 1,4 ± 0,33 μg/ml. La prise de nourriture prolonge la Tmax à 3,4 heures, ce qui ne devrait toutefois pas avoir dimportance clinique puisque la quantité absorbée reste la même.

 

Le profil pharmacocinétique est linéaire jusquà 450 mg, la dose maximale testée.

 

Il existe une variabilité interindividuelle importante sur le plan de la concentration maximale à létat déquilibre. Par contre, chez un sujet donné, la concentration intra-individuelle fluctue très peu.

 

Distribution

Le taux de liaison de la lamotrigine aux protéines plasmatiques est de 55%. Il est peu vraisemblable quun déplacement de la lamotrigine de ses sites de fixation aux protéines plasmatiques, provoqué par dautres médicaments, induise des phénomènes toxiques.

 

Le volume de distribution est indépendant de la dose, il est compris entre 0,92 et 1,22 l/kg.

 

Il nexiste pas de données à propos du franchissement de la barrière placentaire. Des données préliminaires indiquent que la lamotrigine passe dans le lait maternel, à une concentration représentant environ 50% de la concentration sérique (voir «Grossesse/Allaitement»).

 

Métabolisme

La lamotrigine est fortement métabolisée. Sa métabolisation aboutit principalement au 2-N- et 5-N-glucuronide sous laction des UDP-glucuronyltransférases. Il se forme aussi un métabolite 2-N-méthyle.

 

Après la prise répétée de 150 mg de lamotrigine deux fois par jour chez des volontaires sains, on a constaté une légère induction du métabolisme propre de la substance: à létat déquilibre, la demi-vie de la lamotrigine a diminué de 25%.

 

Cependant, rien nindique que la lamotrigine induise le système enzymatique du cytochrome P450 à un point tel que lon puisse sattendre à des interactions médicamenteuses cliniquement notables.

 

Élimination

Lélimination de la lamotrigine se fait principalement par lurine. Près de 94% de la dose administrée sont détectés dans les urines, dont près de 10% en moyenne sous forme de lamotrigine inchangée, 76% sous forme de 2-N-glucuronide, 10% sous forme de 5-N-glucuronide, 0,14% sous la forme dun métabolite 2-N-méthyle et 4% sous la forme de métabolites non clairement identifiés. Environ 2% de la dose sont éliminés avec les selles. Chez ladulte sain, la clairance moyenne à létat déquilibre est de 39 ± 14 ml/min. Chez ladulte en bonne santé, la demi-vie délimination moyenne est comprise entre 24 et 35 heures. Elle chute à 15 heures environ si de la lamotrigine est administrée avec un inducteur de la glucuronidation comme la carbamazépine et la phénytoïne. En cas de traitement associé au valproate seul, la demi-vie délimination peut monter à 70 heures (±14 heures) en moyenne. La clairance et la demi-vie sont indépendantes de la dose administrée.

 

La clairance corporelle totale présente des fluctuations interindividuelles considérables, parce que la vitesse de métabolisation est variable. Les différences intra-individuelles sont moins marquées.

 

Cinétique pour certains groupes de patients

Enfants

La clairance ajustée au poids corporel est plus élevée chez lenfant que chez ladulte. La valeur maximale est observée chez les enfants de moins de 5 ans. La demi-vie délimination de la lamotrigine est généralement plus courte chez lenfant que chez ladulte (en moyenne environ 7 heures) quand la lamotrigine est administrée avec des inducteurs enzymatiques tels que la carbamazépine et la phénytoïne. En cas dadministration concomitante de lamotrigine et de valproate seul, la valeur moyenne de la demi-vie peut atteindre 45–50 heures.

 

Il existe encore peu de données concernant les enfants de moins de 2 ans.

 

Patients âgés

Les résultats dune analyse de population incluant des épileptiques jeunes et âgés nont pas montré de modifications cliniquement notables de la clairance de la lamotrigine chez les personnes âgées. Après des prises uniques, la clairance était de 35 ml/min chez des sujets de 20 ans, contre 31 ml/min chez des septuagénaires, ce qui correspond à une diminution de 12%. Après 48 semaines de traitement, la diminution de la clairance était de 10% (41 ml/min chez les patients jeunes, contre 37 ml/min chez les patients âgés).

 

On a en outre étudié la pharmacocinétique de la lamotrigine chez 12 volontaires âgés en bonne santé. Après une prise unique de 150 mg, la clairance a été en moyenne de 0,39 ml/min/kg, ce qui se situe dans la fourchette de la clairance moyenne (entre 0,31 et 0,65 ml/min/kg), établie dans 9 études menées chez des adultes de moins de 65 ans, après des prises uniques de doses allant de 30 à 450 mg.

 

Troubles de la fonction rénale

Dans des études pharmacocinétiques menées avec une dose unique chez des insuffisants rénaux, la pharmacocinétique de la lamotrigine était peu modifiée, mais la concentration plasmatique du principal métabolite glucuroconjugué était multipliée par presque 8 par suite de la réduction de la clairance rénale.

 

Troubles de la fonction hépatique

Une étude a permis de comparer 24 sujets souffrant dinsuffisance hépatique plus ou moins marquée à 12 volontaires sains, du point de vue de la pharmacocinétique de doses uniques de lamotrigine. Chez les insuffisants hépatiques (classification de Child-Pugh), la valeur moyenne de la clairance a été de 0,31 ml/min/kg (degré A), 0,24 ml/min/kg (degré B) et 0,10 ml/min/kg (degré C), contre 0,34 ml/min/kg chez les sujets sains.

 

Données précliniques

Pharmacologie de sécurité

Une inhibition in vitro des canaux hERG par la lamotrigine na été observée quà 323 µM, ce qui est cependant au moins 9 fois plus élevé que la concentration de substance non liée de 9 μg/ml (35 μM) chez lêtre humain.

 

Mutagénicité

Les résultats dune série de tests de mutagénicité indiquent que la lamotrigine ne fait pas encourir de risque génétique à lêtre humain.

 

Carcinogénicité

Des études de longue durée menées chez le rat et la souris nont pas montré de cancérogénicité de la lamotrigine.

 

Toxicité sur la reproduction

Les études portant sur la toxicité sur la reproduction de la lamotrigine chez lanimal à des doses inférieures à la dose de 400 mg/jour utilisée chez lêtre humain [sur la base de la surface corporelle (mg/m2)], ont montré une toxicité sur le développement (mortalité accrue, diminution du poids corporel, augmentation des variantes structurelles, troubles neurocomportementaux), mais nont révélé aucun effet tératogène. Lors des études de toxicité sur la reproduction, la lamotrigine na pas perturbé la fertilité des animaux.

 

Remarques particulières

Influence sur les méthodes de diagnostic

Il existe des rapports signalant des interférences entre la lamotrigine et certains tests urinaires rapides de dépistage de drogues, ayant conduit à des résultats faux-positifs, en particulier pour le dépistage de la phencyclidine (PCP). Les résultats positifs doivent donc être vérifiés à laide de méthodes chimiques plus spécifiques.

 

Stabilité

Le médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention «EXP» sur lemballage.

 

Remarques particulières concernant le stockage

Conserver à température ambiante (15 – 25°C). Conserver hors de portée des enfants.

 

Numéro d’autorisation

57437 (Swissmedic)

 

Présentation

Lamotrigin Desitin 5 mg, comprimés (sécables), 50 [B]

Lamotrigin Desitin 25 mg, comprimés (sécables), 50 [B]

Lamotrigin Desitin 50 mg, comprimés (sécables), 50 [B]

Lamotrigin Desitin 100 mg, comprimés (quadrisécables), 50, 100 [B]

Lamotrigin Desitin 200 mg, comprimés (sécables), 50 [B]

 

Titulaire de l’autorisation

Desitin Pharma GmbH, Liestal

 

Mise à jour de l’information

Janvier 2025